Sécheresse en Afrique du Sud

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Les paysans d’Afrique du Sud risquent de payer le prix d’une sévère sécheresse. Une situation qui pourrait même les empêcher de semer cette année et conduire à des troubles de l’ordre. À cette période de l’année, les champs devraient être un épais tapis verdoyant de mais et de soja. En lieu et place ne se trouvent que résidus et brindilles sèches. L’année dernière avait déjà enregistré des températures records. Pour cette année encore, les espoirs sont minces. Le sol reste trop sec pour planter. À moins d’un changement météorologique de dernière chance, rien ne poussera ici cette saison.

L’Afrique du Sud se trouve actuellement dans une des pires périodes de sécheresse depuis 1982. L’absence de pluie s’accompagne d’une montée des températures, dont quelques records, à Johannesbourg 36°C et à Pretoria 39,8°C. Certaines villes ont été obligé de restreindre l’usage de l’eau. Les agriculteurs sont le plus durement touchés. Sans eau pas de céréales, pas de revenus, pas d’emplois. Le manque d’eau touche également le bétail que les éleveurs tentent désésperement de revendre, provoquant une chute du prix de la viande. Les vaches laitières produisent moins de lait que d’ordinaire. Mais l’inquiétude générale reste focalisée sur les conséquences sociales de la hausse du prix des céréales, et le besoin croissant d’importations. C’est exactement comme cela que le printemps arabe a commencé.

Le cruel manque d’eau serait dû à l’intensité du phénomène El Nino, et lié au changement climatique. Les grandes structures agricoles sont mieux préparées à ce genre d’événement, ce qui est loin d’être le cas des petits producteurs. Les premiers pour qui la situation risque de s’aggraver sont les paysans de subsistance, majoritairement noirs et arrivants, attirés par la politique actuelle de redistribution des terres par l’État. Cette terrible sécheresse risque de compromettre tous les progrès dans ce domaine déjà perçu par certains comme trop lent.

Le ministre de l’agriculture a d’ores et déjà annoncé un plan d’aide de 220 millions de Rand, la monnaie locale. Même si par miracle (et grâce aux nombreuses prières des fermiers) la pluie venait sauver les plantations de cette saison, le risque de futures sécheresses reste très élevé.

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