La pollinisation en questions

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Tous les pollinisateurs, tels que les insectes et les vertébrés, visitent les fleurs pour y rechercher du nectar, du pollen ou les deux. Dans la fleur, le pollen se dépose sur le corps des pollinisateur, puis peut tomber par hasard sur le stigmate de la même fleur ou de la fleur suivante. En 1987, on a découvert que les bourdons étaient une excellente alternative pour remplacer la pollinisation manuelle de la tomate. Les bourdons sont utilisés depuis dans le monde entier pour la pollinisation de la tomate, ce qui se traduit par des économies substantielles en termes de travail, une amélioration de la qualité du fruit, voire une augmentation de la production.

L’utilisation de pollinisateurs sur les petites exploitations pourrait augmenter significativement les rendements partout dans le monde, c’est le résultat d’une nouvelle étude. Attirer plus d’abeilles, de bourdons, de guêpes et autres pollinisateurs sur les lieux de plantation serai également très utiles.Ces résultats ont éveillé l’intérêt des institutions responsables de l’indépendance et de la sécurité alimentaire. À une époque où l’explosion démographique exige toujours plus de ressources, certains chercheurs estiment que la production agricole mondiale devra être doublé d’ici à 2050 pour subvenir aux besoins.

Pour vérifier si l’amélioration de la pollinisation peut faire une différence, un réseau international de chercheurs ont suivi le même protocole sur 344 champs dans des grandes et petites exploitations en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud sur une durée de 5 ans. L’étude s’est portée sur 33 espèces végétales qui nécessitent toutes une pollinisation: framboisiers, pommiers, plants de café… Un contrôle du nombre, de la diversité et de la fréquence de visite des pollinisateurs a été effectué. Le constat est sans appel: les fermes à faible rendement ont produit en moyenne 50% de moins que celles à haut rendement, un écart qui est considérable. Dans celles de petite taille c’est la densité qui joua le rôle le plus important. Par contre dans les grandes ce fut la diversité des espèces.

L’analyse des résultats a permis de conclure de façon certaine que l’augmentation du nombre de pollinisateurs réduit l’écart entre bas et haut rendement. Les petites exploitations sont particulièrement importantes parce que plus de 2 milliards d’individus en dépendent pour survivre dans les pays en voie de développement. Les exploitants peuvent contribuer à améliorer ce service rendu par la nature en préservant la santé des écosystèmes. Planter des espèces végétales favorables aux pollinisateurs à proximité des plantations, retarder les épandages de pesticides, autant de petites mesures qui peuvent rendre de grands services.

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