La toxicomanie, un fléau social.

cocaine

 

L’addiction correspond au moment où l’usage répété devient une nécessité à un tel point qu’il occupe un espace important dans les pensées et, de façon générale, dans la vie d’une personne. En ce sens, l’addiction correspond sans doute à l’expression « être accro ». Ce phénomène pourrait parfois être favorisé par la survenue d’événements ou de successions d’événements difficiles. Ceci pourrait favoriser l’instauration de certains conditionnements, par le soulagement ressenti, par exemple. 

 

Les accros à la cocaïne sont plus susceptibles de devenir accro à d’autres substances addictives. Ils sont aussi moins sensibles aux conséquences négatives qui tiennent un non-accro à distance des mauvaises habitudes. Cette découverte pourrait aider à expliquer pourquoi les toxicomanes sont prêt à tout pour assouvir leur besoin de drogue. Des résultats similaires avaient été obtenus chez les souris et les rats. Il n’existe pas de traitement pharmacologique approuvé par la FDA américaine qui ciblerait l’addiction à la cocaïne comme il existe déjà pour l’addiction aux opioïdes.  Aux Etats-Unis, la consommation d’héroïne devient un mal ordinaire. Selon une enquête gouvernementale de grande envergure, le nombre de consommateurs d’héroïne a bondi de 65,6 % en une décennie, à tel point qu’on évoque aujourd’hui un problème de santé publique. 10% des consommateurs réguliers de cannabis seraient dépendants et la gravité de celle-ci dépend de l’importance de la consommation. Par ailleurs, il est courant de distinguer dépendance physique et psychique. En général, on considère la dépendance physique au THC comme plutôt mineure mais la dépendance psychologique comme plus difficile à surmonter.

 

Le meilleur traitement qui existe actuellement consiste en un changement des comportements et habitudes du patient et ce n’est pas facile. C’est en général une situation dévastatrice pour les familles. Les toxicomanes savent qu’ils perdront leur travail. Ils vous diront qu’ils vont changer, mais ils continuent à se droguer. Cela semble incompréhensible. Les habitudes peuvent être d’un grand secours parce qu’elles libèrent un espace de réflexion pour d’autres choses. Un jeune conducteur doit réfléchir à chaque mouvement de pédale et à l’effet induit sur le véhicule, alors qu’un conducteur expérimenté peut le faire sans effort et peut même se permettre de tenir une conversation. Mais tous les conducteurs doivent être capable de sortir du pilotage automatique quand c’est nécessaire, et sauter sur les freins lorsqu’un événement inattendu surviens sur la route. Ce qui est difficile pour un addicte, c’est de sortir du pilotage automatique.

 

D’après les résultats de l’expérience, les participants toxicomanes ont des difficultés à ajuster leur comportement aux changements de leur environnement. Un traitement comportemental fructueux pourrait venir de l’avantage tiré par cette tendance à rester figé dans ses habitudes. Il existe des programmes qui aident à remplacer des mauvaises habitudes par des bonnes, comme marcher après le repas plutôt que de se shooter. Ces stratégies peuvent fonctionner, bien que casser le cycle de l’addiction reste difficile. Les mécanismes et les rouages de l’addiction nécessiteront encore de nombreuses études cliniques, mais la compréhension des comportements et de leur base neurologique pourrait un jour aider à développer les médicaments et les traitements adéquats afin d’éradiquer le fléau social qu’est devenu la toxicomanie.

 

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