L’ADN non-codant, pas si inutile que cela.

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L’acide désoxyribonucléique, ou ADN, est une macromolécule biologique présente dans toutes les cellules ainsi que chez de nombreux virus. L’ADN contient toute l’information génétique, appelée génome, permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants. C’est un acide nucléique, au même titre que l’acide ribonucléique (ARN). Les acides nucléiques sont, avec les peptides et les glucides, l’une des trois grandes familles de biopolymères essentiels à toutes les formes de vie connues.

 

Pourquoi un serpent possède-t-il 25 rangées de côtes ou plus, tandis que la souris seulement 13? La réponse, d’après les derniers travaux de recherche génétique, doit se trouver dans l’ADN poubelle. Cette théorie pourrait aussi expliquer comment des changements importants dans la morphologie sont survenus tout au long de l’histoire de l’évolution. Les scientifiques ont découvert l’ADN poubelle dans les années 60. Ces portions du génome aussi connues sous le nom d’ADN non-codant, contiennent le même alphabet génétique que celui des gènes, mais celles-ci ne codent pas les protéines qui font de nous ce que nous sommes.

 

L’une des conséquences a été que de nombreux chercheurs ont pendant longtemps cru que ce matériel génétique n’était que des débris accumulés au cours de l’évolution. Mais au cours des dernières décennies, les généticiens ont compris que ces portions sont tout sauf inutiles. Elles ont d’importantes fonction comme activer, inhiber ou programmer l’activité des gênes. De nombreuses incertitudes subsistent autour des processus impliqués, mais les chercheurs sont de plus en plus persuadés qu’ils jouent un rôle important dans des pathologies comme le cancer, l’autisme ou la maladie d’Alzheimer ou dans le vieillissement.

 

Récemment, les scientifiques ont commencé à suspecter l’ADN non-codant de jouer un rôle important dans l’évolution. La forme d’un corps en est un bon exemple: il y a de grandes variations de la longueur du corps parmi les vertébrés, mais au sein d’une espèce le nombre de vertèbres ou de cotes reste toujours le même. Il y a donc forcement un moyen d’altérer l’expression de gênes régulateurs, afin de générer les importantes variations parmi les vertébrés. Afin d’explorer un peu plus cette voie, une équipe de biologistes ont mené des expériences génétiques sur des souris. Et les résultats sont allés dans ce sens. Nous savons désormais qu’en règle générale ce ne sont pas les gênes eux-mêmes qui changent, mais plutôt des sections de régulation.

 

 

Si le séquençage du génome humain a été achevé en 2004, on est encore très loin de tout savoir sur notre ADN, et pour cause. Celui-ci est composé de quelque 3,3 milliards de paires de base qui recèlent les instructions pour synthétiser les molécules qui forment chaque cellule, tissu ou organe de notre corps. Mais parmi ces milliards de bases, il n’y a en vérité que 2 à 3% qui sont utilisés pour la synthèse des protéines. C’est ce qu’on appelle l’ADN codant qui ne représente donc qu’une très faible portion du génome humain. Dans le cadre du Human Genome Project, les scientifiques ont établi que cet ADN comptait quelque 22.000 gènes.

 

 

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