Météores et météorites.

meteore

 

 

Découverte insolite: des scientifiques, aidé d’un groupe de 50 prospecteurs, ont mis en évidence l’un des plus grands champs de météorites d’Europe dans le Jura suisse. D’une longueur de 5 kilomètres, le champ d’investigations a permis de ramasser plus de 600 fragments. Les débris proviennent d’un météore composé de fer, qui a éclaté dans l’atmosphère il y a environ 160000 ans. Insolite également, ce météore appartenait à un groupe très rare dont on a à ce jour retrouvé que 6 autres semblables. Les météores ne laissent pas toujours une trace de leur passage. Ils subissent une intense friction lors de leur entrée dans l’atmosphère, et le plus souvent il n’en reste plus rien arrivé près du sol. Parfois il arrive aussi qu’il explose en plein ciel, comme celui de tunguska en 1908 ou plus récemment celui de Tcheliabinsk en février 2013. D’un tel événement ne reste aucun cratère, mais juste un champ d’innombrables météorites. Le champ de météorites a été découvert sur le territoire du Twannberg, près de la ville suisse de Bienne. Durant les 3 dernières années les chercheurs ont collecté 600 fragments, d’un poids total de 72 kg. Le groupe rare auquel ils appartiennent a été retrouvé aux USA, au Chili, en Afrique du Sud et désormais en Suisse. Composés de fer, ils contiennent très peu de nickels, ont une structure cubique et un taux élevé en phosphates. Le météore du Twannberg devait avoir une taille comprise entre 6 et 20 mètres, et une masse comprise entre 1000 et 30000 tonnes. Voici un petit rappel historique d’événements notables.

 

L’événement survenu à tunguska est une explosion le 30 juin 1908 vers 7 h 13 en Sibérie centrale, dans l’empire russe. L’onde de choc, équivalant à plusieurs centaines de fois celle qu’aura engendrée la bombe d’Hiroshima 37 ans plus tard, a détruit la forêt sur un rayon de 20 kilomètres et fait des dégâts jusqu’à une centaine de kilomètres.Plusieurs hypothèses scientifiques ont été émises sur l’origine du phénomène : météorite, foudre, méthane échappé de conduits volcaniques… L’hypothèse la plus plausible, et retenue au début du xxie siècle, est celle de l’impact d’un objet céleste (un petit corps du Système solaire de caractéristiques encore inconnues), ayant explosé à une altitude comprise entre 5 et 10 kilomètres. Cela fait de cet evenement la plus grosse explosion connue de l’histoire humaine due à la rencontre d’un tel corps avec la Terre. L’explosion a détruit intégralement la forêt dans un rayon de plus de 20 km, abattant 60 millions d’arbres ; le souffle a fait des dégâts sur plus de 100 km et la déflagration fut audible dans un rayon de 1 500 km. De nombreux incendies se déclenchèrent, brûlant des zones forestières pendant plusieurs semaines. Un vortex de poussières et de cendres se forma et fut entraîné jusqu’en Espagne par la circulation atmosphérique, créant des halos dans la haute atmosphère, qui s’étendit sur tout le continent. On put observer des couchers de soleil très colorés et une luminosité exceptionnelle en pleine nuit est constatée pendant plusieurs jours en Europe occidentale, à tel point de pouvoir lire un journal de nuit. Les scientifiques pensèrent alors à l’éruption d’un volcan, comme le Krakatoa en 1883, qui avait injecté d’énormes quantités de poussières dans l’atmosphère et, de ce fait, avait engendré des phénomènes lumineux semblables.

 

Le météore de Tcheliabinsk, désigné par l’UAI comme superbolide de Tcheliabinsk est un météore ou bolide qui a été observé dans le ciel du sud de l’Oural, au-dessus de l’oblast de Tcheliabinsk, le matin du 15 février 2013 à environ 9 h 20 locales (3 h 20 UTC).D’un diamètre de 15 à 17 m et d’une masse estimée de 7 000 à 10 000 tonnes, le bolide s’est fragmenté dans l’atmosphère, entre 20 et 40 kilomètres d’altitude. Le phénomène a libéré une énergie estimée par le JPL à 440 kilotonnes de TNT (environ 30 fois la puissance de la bombe de Hiroshima, ou environ 30 fois moins que l’événement de la Toungouska), créant une onde de choc qui a fait tomber un mur et un toit d’usine, détruit des milliers de vitres et de fenêtres de la région et blessé près d’un millier de personnes, principalement à Tcheliabinsk. Des fragments de l’objet ont créé des cratères d’impact près de Tchebarkoul et Zlatooust. Il est aussi remarquable que la trajectoire de la météorite ait été filmée par de très nombreux témoins, dont les images se révèlent précieuses pour les scientifiques. Selon les premières analyses, cette météorite est du type chondrite ordinaire et contient entre 10 et 30 % de fer. Les bolides rocheux se scindent généralement en plusieurs morceaux en altitude, contrairement aux météorites ferreuses, qui restent entières. Les gaz de l’atmosphère, échauffés au passage du bolide, ont émis une lumière éblouissante, suffisamment intense pour projeter des ombres à Tcheliabinsk, à une heure de l’aube où le Soleil ne dispensait encore qu’une faible lumière. La déflagration a été observée dans les oblasts de Sverdlovsk et d’Orenbourg ainsi qu’au Kazakhstan. Selon la NASA, les entrées atmosphériques de météorites ne produisent des événements de cette amplitude qu’environ une fois tous les 100 ans. Le bolide n’a pas été détecté avant d’entamer son entrée atmosphérique. Plusieurs programmes de détection des astéroïdes dont l’orbite comporte un risque de collision avec la Terre ont été mis en place à compter de la fin des années 1990, notamment par la NASA. Mais cette recherche, difficile à mener compte tenu de la taille des objets et de leur faible albédo, ne peut détecter que les astéroïdes les plus gros et donc présentant un risque beaucoup plus important : les astéroïdes dont le diamètre est supérieur au kilomètre font l’objet d’une recherche systématique, tandis que la détection des astéroïdes d’un diamètre généralement supérieur à 100 mètres est aléatoire. De plus, cet objet relativement petit paraissait arriver des fins fonds de l’est, tel qu’alors vu depuis la Terre : sa trajectoire était donc voilée par l’éclat du Soleil levant, ce qui a empêché sa détection précoce. Plusieurs centaines de fragments ont été récoltés par les équipes scientifiques, avec des tailles allant d’un millimètre à une douzaine de centimètres. Le plus gros pèse plus d’un kilogramme. En octobre 2013, soit huit mois après la chute, des fragments plus gros, dont un d’environ 570 kg, ont été récupérés au fond du lac de Tchebarkoul par une équipe de l’université fédérale de l’Oural.

 

Le cratère de Chicxulub est un cratère d’impact situé à Chicxulub dans la péninsule du Yucatán au Mexique. Il a été provoqué par la collision d’une météorite de près de 10 kilomètres de diamètre qui s’est abattue sur la Terre il y a 66 038 000 ans selon les dernières analyses radiométriques de haute précision, c’est-à-dire à la fin du Crétacé. Certains scientifiques considèrent que sa chute marque la fin de l’ère secondaire ainsi qu’une des extinctions massives qui ont frappé la Terre, la crise Crétacé-Tertiaire. Le diamètre du cratère, d’environ 180 kilomètres, laisse imaginer une puissance d’explosion similaire à « plusieurs milliards de fois celle de la bombe d’Hiroshima ». Le bassin du cratère, enseveli sous environ mille mètres de calcaire, s’étend moitié sous la terre ferme, moitié sous le golfe du Mexique. Un premier forage d’exploration est mis en place en 2016 dans le golfe du Mexique. À l’aube des années 1980, l’existence d’une fine strate noire d’argile de quelques millimètres d’épaisseur a été remarquée dans certaines couches géologiques, entre les strates du Crétacé et du Tertiaire : la limite Crétacé-Tertiaire, limite C/T ou limite K/T. Cette limite géologique, visible en divers points du globe, ce qui implique un phénomène important de niveau planétaire, présente un taux anormal d’iridium. La présence de cet élément est extrêmement rare sur Terre, mais il est plus abondant dans certaines météorites. Si on trouve d’infimes quantités d’iridium dans les roches sédimentaires terrestres, c’est surtout dû à la fine pluie de micrométéorites qui arrivent régulièrement sur notre planète. Or des analyses de la teneur en iridium de la mince couche K/T montrent des résultats près de cent fois supérieurs ; il a alors été théorisé la chute d’une importante météorite à cette période. À la même époque, les scientifiques commençaient à réfléchir à la notion d’« hiver nucléaire » : un hiver mondial de plusieurs années que provoquerait un usage de centaines d’armes nucléaires projetant des millions de tonnes de poussières dans l’atmosphère, et la refroidissant par une sorte de nuit artificielle. Par extension, on a émis l’hypothèse d’un « hiver d’impact », aux effets similaires, provoqué par la chute d’une météorite. Mais le cratère de cette hypothétique météorite restait à découvrir. En 1981, deux chercheurs, employés par la société pétrolière mexicaine Pemex, reçurent l’autorisation de leur direction de communiquer leurs résultats lors d’un symposium sur la recherche pétrolière tenu à Los Angeles, n’hésitant pas à suggérer que la présence de l’astroblème de Chicxulub (connu des prospecteurs de pétrole) pourrait être lié à la grande extinction de la fin du Crétacé. Le physicien américain Luis Walter Alvarez, son fils géologue Walter Alvarez, le chimiste nucléaire Frank Asaro et la chimiste et archéologue Helen Vaughn Michel ont émis l’hypothèse selon laquelle la chute de cette météorite à la fin du Crétacé, il y a environ 66 millions d’années, fut la principale cause d’un bouleversement climatique à l’origine de l’extinction des dinosaures et d’un grand nombre d’espèces animales et végétales, tant terrestres que marines. La meilleure datation actuelle porte la chute de cette météorite à il y a 66 038 000 années.

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