Fausse orque, véritable delphinidé.

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Le genre Pseudorca ne comprend qu’une seule espèce actuelle : Pseudorca crassidens, appelée communément fausse orque, pseudorque, ou faux épaulard. Du grec pseudês, « menteur », « faux », et du latin orca, « sorte de baleine »-« fausse orque », du fait de sa ressemblance avec la grande orque (Orcinus orca). Du latin crassus, « épais », et dens, « dent ». Cette espèce du sous-ordre des odontocètes (cétacés à dents) est l’une des 31 espèces de delphinidés. C’est la 3e plus grande espèce de la famille des delphinidés. Fin et allongé, le corps de la fausse orque est entièrement noir ou gris très foncé. Certaines formes sont plus claires sur la partie ventrale. Le cétacé ne possède pas de rostre et arbore un melon bombé. Sa tête et ses mâchoires sont plutôt petites. L’aileron dorsal est petit et incurvé en forme de faucille. La queue est large et puissante et la nageoire caudale marquée par un sillon médian, en forme de demi-lune. Les pectorales sont petites.

 

 

Ce sont des animaux sociables, formant des groupes comprenant jusqu’à plusieurs centaines d’individus. Comme l’orque, c’est une redoutable prédatrice. Ses proies préférées sont la bonite et le thon, mais également les céphalopodes et elle n’hésite pas à s’attaquer à des dauphins, et parfois des requins ou de jeunes baleines. Cette espèce est parfois capturée pour les delphinariums, car elle est réputée facile à dresser. La pseudorque est entièrement noire ou gris foncé avec une tache plus claire en forme de M qui varie du gris au blanc entre les pectorales et jusqu’aux parties génitales. Ce gros dauphin n’a pas du tout de rostre et possède un melon arrondi. Ses mâchoires et sa tête sont plutôt petites par rapport au reste de son corps. Ce n’est pas un animal trapu et robuste comme l’orque mais plutôt un cétacé au corps allongé et fin. La pseudorque se nourrit principalement de calmar et de poissons. Mais elles n’hésitent pas a s’attaquer en groupe à des marsouins, des dauphins et même des requins. La pseudorque ne s’attaque pas à l’homme, mais il est préférable de ne pas trop s’aventurer sur leur terrain de chasse. L’habitat du cétacé recouvre toutes les eaux tempérées et tropicales profondes du globe. Il est rarement aperçu à proximité des côtes où on ne le retrouve que dans les cas d’échouages.

 

 

Leur population est estimée à environ 16 000 individus dans le littoral chinois et japonais. Elle est très rarement observée près des côtes, sauf lors d’échouages. Au Japon et dans les Caraibes, cette espèce est traquée pour sa chair et elle est capturée pour approvisionner les delphinariums. Certes, elle est moins exploitée que les orques ou les dauphins, mais reste une espèce concernée par la captivité. De par sa position dans le réseau trophique elle est bioaccumulatrice de nombreux polluants, dont le mercure déjà fortement concentré par les thons et les bonites. En 2009, une pseudorque a été retrouvée échoué des suites de morsures d’un grand requin blanc et beaucoup de pseudorque comportent des cicatrices de morsures attribuée à des requins. Au large de la Nouvelle-Zélande en 2010, un groupe de touristes a été témoin d’une attaque d’un groupe d’orques sur un groupe de pseudorques, les orques ayant fait un carnage. Ce comportement n’est pas commun et les scientifiques pensent que la baisse des ressources naturelles en est la cause. En conséquence, les orques s’en seraient pris aux pseudorques. A La Réunion, elle est vue occasionnellement le long des côtes.

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