Ne boxez pas avec les mots.

Illustration gants de boxe - 29.07.2014 - Jeux du Commonwealth - Glasgow Photo : Mayhew / Photoshot / Icon Sport *** Local Caption ***

 

Soyez prudent lorsque vous ouvrez la bouche car les prochains mots que vous allez dire pourraient déterminer la façon dont se déroulera le reste de votre journée, peut-être même de votre vie. La parole, notre mode d’expression naturel, possède un énorme potentiel, pour le meilleur et pour le pire. On a depuis longtemps conscience du pouvoir des mots, depuis le temps où on se servait des exhortations et des formules magiques pour jeter des sorts ou, à l’inverse, pour désenvoûter. Même si de nos jours, à l’heure où la raison et la technologie dominent, on ne croit plus vraiment à la magie, on reconnait en tout cas que les mots peuvent avoir des conséquences importantes, car on sait tous qu’il existe une étroite relation entre les pensées, les mots et les actes. 

 

Même si les mots n’affectent pas physiquement, si on en abuse, ils peuvent causer de sérieux dégâts émotionnels, si bien que la psychologie considère que l’abus verbal est aussi nuisible que tout autre type de maltraitance, soit-elle physique ou sexuelle. Quand nos mots ne sont encore que des pensées, il est donc encore temps pour nous de faire en sorte de ne pas être dans la critique, le jugement ou la négativité au moment de verbaliser les choses, et que nos mots ne se transforment pas en dards vénéneux. À ce moment critique, mieux vaut donc respirer profondément afin de transmettre au cerveau un message de calme. Demandez-vous si ce que vous voulez dire va être constructif, que ce soit pour vous ou pour les autres ; si vos mots vont représenter une contribution positive ou si, au contraire, ils vont affaiblir les personnes qui vous entourent ou les relations que vous entretenez, voire même leur nuire.

 

Bien sûr, cela fait longtemps que vous avez appris à parler. Mais, il ne s’agit pas seulement de savoir parler ; il s’agit surtout de savoir comment le faire, et ce avec intelligence émotionnelle. Certains ponctuent leurs phrases de gros mots, quand d’autres passent leur temps à médire, insulter ou critiquer, que ces critiques soient portées sur vous-même ou sur les autres. Techniquement, ces gens-là savent parler, mais, utilisent-ils la parole à bon escient ? D’autre part, il est indéniable que le langage remplit une fonction communicative vitale, c’est pourquoi il n’est pas sain de réprimer ce que l’on pense et ce que l’on ressent. En effet, dans nos vies d’êtres imparfaits, tout n’est pas toujours rose. Dans ces moments de négativité, de haine ou de douleur, non seulement on a le droit de s’exprimer, mais les autres ont aussi le droit d’être traités avec respect. Pour y arriver, la clé, c’est l’assertivité, cet équilibre merveilleux qui s’acquiert en communiquant de manière authentique et constructive ce que l’on pense et ce que l’on ressent. La personne exprime donc ce qu’elle ressent, sans pour autant juger, accuser, ni catégoriser l’autre.

 

Un neuroscientifique de l’université Thomas Jefferson et Mark Robert Waldman, un expert en communication, ont collaboré sur le livre « les mots peuvent changer votre cerveau. » Pensiez-vous que les phrases négatives étaient sans danger? Utilisez-en suffisamment longtemps et elles changeront littéralement votre cerveau. Les auteurs du livre veulent donner un messager clair: un simple mot a le pouvoir d’influencer l’expression des gènes qui régulent le stress . En utilisant des mots positifs dans notre vie quotidienne, nous stimulons nos lobes frontaux et les rendons plus efficaces. Et que se passe-t-il lorsque nous utilisons trop de phrases négatives? L’utilisation des phrases négative active une réponse biologique qui élève les taux d’hormone du stress. Un peu de stress est bon pour notre corps, mais trop peut causer des problèmes. 

 

Une étude fut menée sur un groupe d’adultes entre 35 et 54 ans et conclut que nous sommes tous capable de devenir davantage positif. Ces séances consistaient à écrire sur un papier trois choses qui s’étaient bien passées pour les participants ce jour-là, y compris une explication sur le ‘pourquoi’. Il s’est révélé que durant les mois qui ont suivi l’examen, le degré de bonheur des participants s’était amplifié, et leurs sentiments dépressifs s’étaient atténués. Lorsque nous sommes en colère, nous avons tendance à dire des choses que nous regrettons une fois calmé. Les experts expliquent ce phénomène par des réactions cérébrales incontrôlées. En prenant l’habitude d’utiliser un langage positif, nous entraînons nos lobes frontaux pour une meilleure réaction lors d’une situation difficile. En utilisant des mots positifs plus souvent que des mots négatifs, cela peut stimuler les centres de motivation dans le cerveau, traduisant nos intentions en actes. À l’inverse, lorsque nous utilisons des mots négatifs, nous empêchons certaines substances neurochimiques de se produire, ce qui contribue aux tensions.

 

Nous sommes tous d’une certaine manière conditionnés à craindre un événement ou une situation; c’est une manière pour notre cerveau reptilien de nous protéger des situations dangereuses en cas de survie. Donc, lorsque nous permettons aux mots négatifs et aux conceptions de se propager dans nos pensées, nous augmentons l’activité dans le centre de la peur de notre organisme, l’amygdale, et laissons ainsi la production des hormones du stress inonder notre système. Ces hormones et neurotransmetteurs interrompent la logique et les modes de raisonnement dans le cerveau et l’empêchent de fonctionner normalement.

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