Pollution chimique et médicamenteuse.

 

 

L’eau est la base de toute vie. Mais un danger menace ce bien si précieux. Les eaux contiennent aujourd’hui des milliers de substances chimiques, dons très peu font l’objet d’une réglementation. Certaines sont toxiques. La consommation de l’eau du robinet est habituelle en Europe, mais nous ne connaissons pas les effets à long terme de ce cocktail chimique. Et l’on peut se demander si cela ne contribue pas à augmenter le risque d’allergie, de cancer ou de maladies chroniques. Au cours des dernières décennies, nos industries ont produit près de 100000 nouvelles substances chimiques. Et jours après jours, elles finissent par se retrouver dans nos mers, nos rivières et nos verres. Beaucoup de ces substances proviennent des médicaments jetés négligemment ou éliminés par les voies naturelles. La proportion non assimilé s’élève à 70% pour les antibiotiques, 80 à 90% pour un antigrippal comme le tamiflu, et presque 100% pour un antidiabétique comme la metformine. Les pesticides ou insecticides se retrouvent dans les sols et nappent phréatiques. Les additifs des produits d’entretien ou cosmétiques finissent dans les canalisations. Sans oublier les eaux usées des usines pharmaceutiques ou chimiques.

La présence de plus de 200 composés chimiques est avéré dans les eaux européennes. Afin de mesurer la toxicité, certains laboratoires utilisent des puces d’eau. Mais les résultats sont à prendre avec précaution: dans la nature les conditions d’exposition et leurs effets sont bien plus complexes. De plus, la machine européenne est lente à prendre d’éventuelles mesures de sécurité nécessaires. La constatation d’effets d’une pollution chimique de l’eau n’est pas nouvelle. Dans les années 80 en Floride un zoologiste à observé la chute brutale de natalité des alligators du lac Apopka, due à une atrophie des organes sexuels chez les mâles. Un lien de cause à effet a pu être établi entre ce phénomène et la pollution du lac au DDT. De nombreuses substances chimiques peuvent perturber le système hormonal, en raison de la similitude des structures moléculaires. Encore aujourd’hui, personne ne connaît la cause de la baisse de fertilité masculine humaine, et certains endocrinologues pointent du doigt les perturbateurs endocriniens. L’utilisation de têtards transgéniques fluorescents permet de suivre l’activité des hormones thyroïdiennes. Les résultats prouvent que les effets sont mesurables sur le développement de leur cerveau et sur leur métabolisme. De nombreux scientifiques ont constaté une augmentation des cas d’autisme, des troubles de l’attention, ou de troubles métaboliques comme l’obésité. Le facteur génétique est une chose que l’on ne peut décider, mais le facteur environnemental peut être amélioré. L’exposition aux perturbateurs endocriniens est particulièrement dangereuse pour le foetus, même à des doses infinitésimales. La commission européenne tente de durcir la réglementation, mais les industriels s’y opposent. Et cela se comprend.

En Inde, l’industrie pharmaceutique profite des faibles couts de production et de la conciliante des pouvoirs publics. Les conséquences sont désastreuses pour l’environnement. Les rejets sauvages transforment les cours d’eau en cocktail chimique. Et les résultats d’analyse sont plus qu’effrayants: en Europe la concentration à la sortie des stations d’Épuration atteint normalement quelques nanogrammes par litre, en Inde la concentration peut être un million de fois supérieures. C’est la santé des indiens qui en paye le prix, et peut-être bientôt le reste du monde. Une quantité énorme de bactéries est exposé à une quantité énorme d’antibiotique pendant un temps très long. Cela conduit à un développement de bactéries très résistantes. Il serait dangereux que ce phénomène continue et s’étende. Y a-t-il des solutions? Les stations d’Épuration ne sont pas capables actuellement d’éliminer les résidus chimiques ou médicamenteux. La meilleure solution serait de limiter notre consommation ou produire des molécules biodégradables rapidement, avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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