Xylella fastidiosa, ou maladie de Pierce .

peste oliviers

 

Une nouvelle menace pour les végétaux, de la lavande aux cerisiers, inquiète actuellement le Royaume-Uni, mais aussi toute l’Europe. Des épidémies de Xylella fastidiosa avaient déjà causé des dégâts par le passé. C’est le 1er décembre 2017 à Paris, que se sont réunis les 10 États membres les plus concernés par le danger majeur pour les végétaux que constitue Xylella fastidiosa. Une feuille de route a été établie pour renforcer au niveau européen les mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Identifiée pour la première fois en Europe en 2013, la bactérie Xylella fastidiosa est une priorité phytosanitaire majeure pour l’Union européenne et un sujet de préoccupation pour de nombreux pays, et en particulier la France. Transmise par des insectes, cette bactérie s’attaque à de très nombreux végétaux et peut conduire à leur dépérissement voire à leur mort. L’impact de cette maladie varie selon les écosystèmes. Elle touche déjà plusieurs États dont la France, l’Allemagne, l’Espagne, ou encore l’Italie où elle a provoqué des dégâts considérables dans les oliveraies.

 

La bactérie Xylella fastidiosa, transmise et véhiculée par des insectes vecteurs, s’attaque à un très large spectre de végétaux : vigne, olivier, Prunus, Citrus, caféier, chêne, luzerne, etc. En Amérique, la bactérie est connue comme l’agent de la maladie de Pierce qui a fortement touché les vignobles californiens à la fin du 19ème siècle. Elle est également responsable de la chlorose variégué des agrumes au Brésil à la fin des années 1980. Depuis 2013, Xylella fastidiosa est responsable du complexe de dessèchement rapide de l’olivier en Italie. A ce jour, six sous-espèces de Xylella fastidiosa ont été identifiées dans le monde. Chacune de ces sous-espèces présente un spectre de plantes hôtes spécifiques. Bactérie du xylème, Xylella fastidiosa empêche la plante de s’alimenter en gênant les mouvements de la sève brute. Les symptômes de ses manifestations sont peu spécifiques (flétrissement, brûlures foliaires) et rendent difficile sa détection. Actuellement, il n’existe pas de moyens curatifs pour lutter contre cette bactérie. La décision européenne, visant à empêcher l’introduction et la propagation de la bactérie sur le territoire, préconise l’arrachage et la destruction des plants contaminés.

 

Actuellement, la Royal Horticultural Society s’inquiète d’une possible dissémination de cette bactérie sur son sol. Et malgré les mesures de prévention cela pourrait n’être plus qu’une question de temps. Les experts ont déclaré Xylella fastidiosa comme l’un des plus dangereux pathogènes à travers le monde, et y résister grâce à des mesures de biosécurité sera sans doute l’un des futurs challenges pour l’industrie horticole au niveau mondial. La Royal Horticultural Society a déjà adopté de nouveaux principes, appelant aussi les jardiniers, paysagistes et toute l’industrie horticole à la plus grande vigilance. Xylella fastidiosa est déjà présente dans de nombreux pays : Argentine, Brésil, Canada, Costa Rica, Honduras, Mexico, Paraguay, Pérou, Porto Rico, États-Unis, Venezuela, Iran, Taïwan, Italie, France (Corse), Espagne, Allemagne, République Tchèque… Selon la sous-espèce et la souche de la bactérie, les plantes hôtes varient.

 

Au total, ce sont 359 espèces potentiellement hôtes de Xylella fastidiosa qui ont été recensées dans le monde par l’Autorité européenne de sécurité des aliments. Sur la base de cette liste la Commission européenne a retenu une liste de plus de 200 espèces de végétaux sensibles à Xylella fastidiosa. Cette liste contient l’ensemble des végétaux pour lesquels au moins deux publications scientifiques ont montré leur sensibilité à la bactériose. Ces végétaux, lorsqu’ils sont destinés à la culture ou à la plantation, sont appelés végétaux spécifiés. Parmi ces végétaux spécifiés, les végétaux hôtes de Xylella fastidiosa sont ceux sur lesquels la bactérie a été identifiée en Europe. En Europe, la bactérie a été découverte sur de nombreuses essences végétales dont l’olivier, le laurier rose, le cerisier, l’amandier, etc. La liste des espèces végétales sensibles aux isolats européens est disponible sur le site de la Commission européenne.

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